Axe Finance-Monnaie et Développement

L'axe d'intervention « Fiance - Monnaie et Développement Economique » du CPPS - IAT se base notamment sur les résolutions 10 et 14 du Manifeste du Cinquantenaire :

"Notre marché intérieur, fort de plus d'un milliard de consommateurs, reste la première chance de production de biens et d'échanges rémunérateurs pour chacun des états du continent. Nous devons promouvoir une coopération qui renforce les capacités de maîtrise de ce marché intérieur africain...... " (Extrait de la Résolution n°10)

« Nous disons aujourd'hui que l'heure a sonné pour faire le saut, en toute connaissance de cause, de la construction accélérée de zones monétaires régionales en vue d'une zone monétaire africaine » (Extrait de la Résolution n'14)

L'indépendance politique réelle a pour conséquence immédiate l'acquisition par le pays concerné de la souveraineté monétaire. Celle-ci permet de maîtriser la Banque Centrale, les banques commerciales et tous les circuits financiers du pays afin de financer les projets socio-économiques conçus par le génie créatif ou inventif qui sommeille dans le peuple libre. Sans la souveraineté monétaire, aucun véritable développement socio-économique endogène durable ne peut être réalisé rapidement et aisément. Le recours constant à des dettes extérieures colossales pour construire valablement le pays a des limites structurelles bien connues dont la pauvreté de la majorité de la population. C'est pourquoi, en cette période cruciale du cinquantenaire de l'indépendance africaine, on peut légitimement s'interroger sur les apports du franc CFA et sur les causes du rejet de la souveraineté monétaire par les 15 pays d'Afrique de la zone franc politiquement indépendants.

Le développement est tributaire de l'industrie et de l'économie de savoir. Les pays les plus industrialisés en ont fait l'expérience. Dans le cas du Benin en particulier et de l'Afrique en général, la transformation industrielle de nos ressources matérielles et immatérielles nous amènera à créer la richesse et l'emploi afin de réduire la pauvreté et la précarité grandissante qui caractérise l'ensemble de nos populations. C'est pourquoi le CPPS-IAT s'investit à susciter l'entreprenariat et à appuyer les porteurs de projet d'entreprise au niveau de l'agroalimentaire, de la santé, du vestimentaire, de l'habitat, de l'éducation, du transport, de la communication, de l'énergie, etc. pour répondre aux besoins qui se font sentir au niveau de chacun de ces domaines. L'impact sera l'amélioration des conditions de vie et de travail des populations. Le développement des services autour de cette émergence industrielle raisonnée donnera lieu à la valorisation et au développement de l'économie du savoir. Ainsi, nous connaîtrons un développement équilibré et durable.

Le CPPS-IAT s’impliquera particulièrement dans une analyse et une redéfinition des aspects financiers et économiques de nos relations avec les autres nations, notamment les donateurs.

 

PROGRAMME 1 : POLITIQUE ETEFFICACITE DE L’AIDE

L'aide au développement, qu'elle soit bilatérale ou multilatérale, doit s'élever à une mutualité clairement définie.

Il est par conséquent nécessaire pour les partenaires d'une coopération :

- de savoir évaluer l'aide sur la base de leurs propres objectifs et intérêts à court, moyen et long termes ;

- de savoir capitaliser les flux financiers et la trésorerie de l'aide de manière à générer des plus-values leur permettant de constituer des réserves financières à réinvestir dans leurs programmes et projets de développement.

L'acquisition de ces connaissances va nécessiter un renforcement de capacités chez les différents acteurs (ressources humaines dans les Ongs, les administrations publiques et privées) pour asseoir et structurer un vrai partenariat gagnant -gagnant. Comment y parvenir ?

C'est le sens des programmes et interventions du CPPS-IAT dans le renforcement des capacités dans le domaine « Finance(s) du Développement ».

 

PROGRAMME 2 : QUESTION DE LA MONNAIE AFRICAINE/CEDEAO

L'Union Africaine et la CEDEAO ont décidé de s'attaquer à la question d'un espace monétaire africain. En effet, aucun espace économique ne peut être en sécurité sans une souveraineté monétaire. Une forte production accompagnée d'une monnaie forte fait la puissance économique et financière d'une nation. S'engager dans une production industrielle doit nous amener à repenser la question de la monnaie dans la sous-région ouest africaine. Sur ce, le CPPS-IAT s'engage à initier des réflexions sur la question de la monnaie par des séminaires et ateliers régionaux en invitant des spécialistes en la matière. Le rapport général du symposium sur le cinquantenaire des indépendances africaines, en sa troisième borne-repère, dit bien : « L'audace, c'est d'ouvrir courageusement le chantier de la monnaie, en mobilisant toutes nos ressources mentales et intellectuelles, en nous aidant de nos propres expériences. Mais tout, ici, est ordonné à un objectif incontournable : l'Afrique, à terme, doit battre monnaie. C'est une question de souveraineté et de présence de notre continent dans un monde soumis aux lois implacables de la sélection naturelle ».

Programmes & Projets :

  • Dans quelle mesure une monnaie unique peut-elle favoriser le commerce intra-africain ?
  • Etude des Résolutions par l'UA et la CEDEAO sur la question de la monnaie unique.

 

PROGRAMME 3 : COMMERCE INTRA-AFICAIN ET PERSPECTIVES

Au lieu d'évoluer dans une logique d'économie excentrée, faisant d'elle un éternel réservoir de matières premières dont elle se fait dicter les prix et un consommateur passif de produits importés d'outre-mer, l'Afrique a tout à gagner en transformant sur place ses ressources minières, agricoles et énergétiques, pour couvrir prioritairement les besoins fondamentaux de ses populations. En même temps qu'elle apporte un début de solution à l'exigüité des marchés nationaux, cette approche novatrice rend possibles les économies d'échelle susceptibles d'accroître la compétitivité des produits finis africains. C'est là le sens du commerce interafricain et de ses perspectives qui passe par l'accélération du processus d'intégration au sein des regroupements sous régionaux que sont la CEMAC, la CEDEAO, et l'UEMOA, par exemple.

Des études portant sur des aspects précis de cette problématique et des rencontres au niveau régional réunissant les acteurs prioritaires, sous la coordination scientifique du CPPS-IAT, permettront des avancées notoires sur le chemin d'une intégration régionale accélérée.

 

PROGRAMME 4 : PROMOTION DE L’INDUSTRIE DE PRODUCTION, DE TRANSFORMATION ET DE COMMERCIALISATION

Le développement des pays africains doit s'inscrire dans la logique de la production, la transformation et la commercialisation. De même, le développement d'un pays implique donc l'indispensable synergie entre les bailleurs, les chercheurs, les inventeurs, les producteurs, les entrepreneurs, les industriels et les consommateurs, sous le contrôle et avec l'appui de l'Etat.

Il s'agira pour le CPPS-IAT de contribuer à mobiliser les ressources financières, humaines et matérielles pour la mise en oeuvre de projets porteurs dans les domaines : agroalimentaire, santé, énergie, BTP, communication tels que :

  • Valorisation de la vallée de l'Ouémé par des activités de: pisciculture, riziculture, maraîchage, etc.
  • Transformation des ressources agroalimentaires (ananas d'Allada, des agrumes de Zakpota, tomates du Mono-Couffo) et géologiques (argile d'Agbangnizoun, Zogbodomey, Djidja, Sè)
  • Valorisation du palmier à huile dans le Sud du Bénin. Le CPPS-IAT est convaincu que c'est en agissant ainsi que les Béninois engageront véritablement la lutte contre la pauvreté.