UNE DESCENTE A DJOUGOU

délégation de Coordination national du projet

Du 27 au 30 mars 2018, une délégation de la Coordination nationale du projet Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel s’est rendue à Caritas Djougou. Composée du Directeur de Cabinet du Médiateur de la République, Membre de la Coordination Nationale du projet, du Coordonnateur National du projet et du Comptable du CPPS, cette délégation s’est donné pour mission :

-    d’échanger avec les responsables de Caritas Djougou, sur les possibilités de coopération qui se présentent dans cette commune ;
-    de se rendre dans les villages de   Danougou,  Kadolassi,, arrondissement de Bagoudjè, dans la commune de Ouaké,   et à Alpha Kpara, et  Bougou.
-    d’observer in situ, le fonctionnement des  coopératives d’épargne et de crédit internes (CECI)  et collecter des renseignements sur le fonctionnement de cette structure de mobilisation d’épargne.

Après des séances de travail avec le Père Marcos Delgado, curé de la paroisse de Bougou et Directeur de Caritas Diocésaine de Djougou et les visites de terrain, la délégation a recensé quelques besoins prioritaires à satisfaire :
-    un forage de puits à Kadolessi ;
-    un centre de santé à Kadolessi ;
-    une extension des fonds de roulement des CECI en général.
-    l’alphabétisation des femmes, etc.
-    le renforcement de capacités des femmes en matière de gestion de leurs groupements qui sont de véritables leviers de développement à la base dont il faut faire la promotion dans tout le Bénin, du fait de leur impact très positif.

Cette délégation a eu, par ailleurs, à appréhender les graves menaces à la paix qui planent sur la commune de Djougou,  du fait de l’intransigeance  de certains milieux  islamistes venus des pays voisins s’implanter avec aisance dans toute la région, sous le regard, apparemment impuissant des autorités politico administratives. Dans ces conditions,  une étude sur l’état des lieux de la paix dans cette commune  devient plus qu’urgente. C’est elle qui dictera la conduite à tenir pour contrer ce danger. Le projet « La paix par un autre chemin » fait donc de cette étude à commanditer dans les meilleurs délais une priorité.